Mardi 19 août 2008
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L’association Tiwizi59 a organisée à Villeneuve d’Ascq, France, une série de conférences consacrées :
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au mouvement culturel amazigh en Afrique du Nord, par Didier Lesoult ( à gauche dans la photo), maître de Conférence à Paris VIII ;
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à Ali Azayku, par Brahim Lasri
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à Lounès Matoub, par Yalla Seddiki (à droite dans la photo).
En l’absence de Brahim Lasri, le conférencier a communiqué son exposé à l’association Tiwizi59. Hassan Aselouani (au milieu dans
la photo), président de l’association, a présenté l’engagement de l’écrivain- poète Ali Azayku en faveur de la culture amazighe à travers son œuvre. Celui-ci a fini l’intervention par la
lecture de l’un des poèmes , et sa traduction en français, le plus célèbre de Ali Azayku intitulé Awal (Le verbe).
Ensuite, Didier Le Saout a témoigné de l’ancrage des idées de Matoub Lounès auprès des
étudiants et militants amazighs au Maroc. Matoub Lounès y symbolise l’intransigeance et le refus de la compromission avec les régimes oppresseurs. L’intervenant a également insisté sur le soutien
apporté aux étudiants et militants amazighs par les villageois de toutes les générations dans la région du Sud-Est du Maroc
Le maître de conférence a relaté le cas d’une mobilisation de plusieurs villages dans le Sud-Est (commune de Tilmi), pour dénoncer
l’abandon des amazighs et de la culture amazighe par le pouvoir marocain. Dans les mois qui ont suivi cette révolte, ce village a obtenu le financement de l’accès à l’eau, à l’électricité et de
la construction d’une route. Les revendications des étudiants militants amazighs contribuent à une évolution des conditions de vie des villageois de cette région. La mobilisation amazighe trouve
ainsi un impact social.
Le troisième conférencier, Yalla Seddiki a détaillé la richesse vocale et poétique de l’œuvre de Matoub Lounès et les figures de style
employées. L’auteur de « Matoub Lounès, mon nom est combat », aux éditions La Découverte, qui a bien connu le chanteur engagé, a développé un aspect de la personnalité du rebelle, son
rapport complexe aux croyances.
Yalla Seddiki a relaté le sentiment de fraternité de Matoub Lounès à l’égard des amazighs du Souss, venus travailler en Algérie dans
les années soixante-dix. Il a ainsi découvert qu’ils parlent la même langue que la population Kabyle. Matoub Lounès avait été marqué par leur expulsion vers le Maroc, par le régime algérien,
suite à un différend politique entre les régimes des deux pays. C’est ainsi que des familles amazighes, qui s’étaient fixées en Algérie, et dont les
enfants ne connaissaient que l’Algérie, se retrouvaient rejetées vers le Maroc.
Enfin, les conférenciers se sont livrés au jeu des questions du public, s’engageant parfois dans des débats.
La soirée s’est poursuivie avec un hommage rendu à la mémoire de Matoub Lounès, par Amar Mokhtari et Salah.
En début de cette soirée un point a été fait sur l’avancement du projet de Tikirt qui a permet de mettre en place un centre de tissage
de tapis comportant des transcriptions en tifinagh. Des commandes ont été d’ailleurs relevées ce jour là.
En suite la troupe Imurig a assuré l’animation musicale (style sud du Maroc) tout le long de la soirée.
D’autre part des expositions en hommage à Ali azayku et Maatoub Lounes ainsi qu’une exposition de livres ont été mises en place à
partir de 15h. En début de soirée un atelier de valorisation de l’écriture et des motifs Amazigh a été proposé aux spectateurs.
--- Photo de famille, avec les membres de la troupe Imurig
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